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Travailler pendant ses études en France : la règle des 964 heures, mode d’emploi

RING · 19 juillet 2026 · Vie étudiante

964 heures par an, année glissante, déclaration de l’employeur, stages hors quota : ce que tout étudiant étranger doit savoir avant de prendre un job.

Un job étudiant peut aider à financer sa vie en France, et il devient un sujet plus sensible en 2026 : le seuil de ressources exigé pour le visa monte, et les APL se ferment aux étudiants extra-européens non boursiers. Mais attention, travailler pendant ses études obéit à une règle précise, celle des 964 heures par an. La connaître évite les mauvaises surprises, pour l’étudiant comme pour l’employeur.

964 heures, d’où vient ce chiffre ?

Un étudiant étranger titulaire d’un titre de séjour « étudiant » peut travailler jusqu’à 964 heures sur douze mois. Ce plafond correspond à 60 % de la durée annuelle légale du travail en France (1 607 heures). Dans la plupart des cas, le statut d’étudiant autorise déjà cette activité : aucun document « salarié » distinct n’est nécessaire pour un emploi ordinaire dans cette limite. La fiche officielle est disponible sur Service-Public.fr (https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F2713).

Concrètement, 964 heures représentent un peu plus d’un mi-temps sur l’année. De quoi compléter un budget, mais pas de quoi remplacer une vraie source de financement.

Une année « glissante », pas l’année civile

Le décompte ne se fait pas du 1er janvier au 31 décembre, mais sur douze mois consécutifs à partir de la date de validité de votre titre de séjour. Un titre valable à partir du 15 octobre 2025 ouvre ainsi une période de référence courant jusqu’au 14 octobre 2026.

Cette souplesse est utile : vous pouvez travailler 35 heures une semaine et zéro la suivante, tant que le total annuel reste sous le plafond. Beaucoup d’étudiants concentrent ainsi leurs heures pendant les vacances ou hors périodes d’examens.

Ce que l’employeur doit faire

Le travail n’est régulier que si l’employeur remplit son obligation : il doit adresser une déclaration nominative à la préfecture du département où se trouve l’établissement, au moins deux jours ouvrables avant le début du contrat. Sans cette déclaration, l’emploi est irrégulier. C’est un point à vérifier avant de commencer, car les conséquences retombent aussi sur l’étudiant.

Dépasser le plafond : possible, mais encadré

Pour travailler au-delà de 964 heures, l’employeur doit demander et obtenir une autorisation de travail avant le début de l’activité. Franchir la limite sans autorisation expose à un risque sérieux : retrait possible du titre de séjour et refus de renouvellement. Le jeu n’en vaut pas la chandelle.

Bonne nouvelle en revanche pour les stages : un stage encadré par une convention tripartite (étudiant, établissement, entreprise) ne compte pas dans les 964 heures. Il est donc possible d’effectuer un stage de fin d’études à temps plein et de cumuler, la même année, des heures de travail salarié.

Travailler oui, mais le visa se prépare autrement

Un point mérite d’être clair, car il crée beaucoup de malentendus : les revenus d’un futur job étudiant ne suffisent pas à justifier les ressources exigées pour le visa. Au moment de la demande, le consulat veut des ressources déjà garanties (garant, bourse, compte bloqué), pas un salaire hypothétique. Le job vient soulager le budget une fois sur place, il ne remplace pas la preuve de ressources.

Pour préparer votre installation et votre budget étudiant, l’association RING met à disposition un espace gratuit qui réunit les étapes clés de la mobilité et de la vie en France. Un diagnostic gratuit permet aussi de faire le point sur votre projet.

Bien comprises, ces règles protègent votre séjour : rester sous le plafond, vérifier la déclaration de l’employeur, et ne jamais miser sur un futur salaire pour boucler un dossier de visa.

Sources

- Service-Public.fr, « Un étudiant non européen peut-il travailler en France ? » : https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F2713
- Direction générale des étrangers en France (préfecture du Rhône), « Droit au travail des étudiants étrangers » : https://www.rhone.gouv.fr/Demarches/Immigration-et-integration-dans-le-Rhone/Titres-de-sejour/Etudiants/Droit-au-travail-des-etudiants-etrangers